🚀 Introduction

Dans cette édition, je vous présente une entreprise en dehors de notre monde.

Quand on pense “satellite”, on imagine souvent des engins massifs opĂ©rĂ©s par la NASA ou l’armĂ©e amĂ©ricaine. Pourtant, une sociĂ©tĂ© cotĂ©e Ă  New York, fondĂ©e par trois anciens de la NASA, a bĂąti une flotte de prĂšs de 200 petits satellites capables de photographier chaque recoin de la Terre, chaque jour.

Cette sociĂ©tĂ©, c’est Planet Labs ($PL)

Avec cette approche radicale, des satellites plus petits, plus nombreux et lancĂ©s rĂ©guliĂšrement, Planet a bouleversĂ© l’imagerie spatiale. Ses donnĂ©es ne sont plus seulement des “pixels venus de l’espace”, mais une source vivante d’information qui peut servir Ă  :

  • repĂ©rer en temps quasi-rĂ©el des mouvements militaires ou des infrastructures endommagĂ©es,

  • suivre l’avancĂ©e de la construction d’une usine stratĂ©gique,

  • mesurer l’impact environnemental d’une sĂ©cheresse ou d’une inondation.

👉 Dans cette Ă©dition, on plonge dans le modĂšle de Planet Labs, ses chiffres rĂ©cents, ses contrats stratĂ©giques et on analyse pourquoi cette entreprise pourrait devenir le Bloomberg Terminal de la Terre.

🌐 Contexte & Mission

Planet Labs n’est pas nĂ©e d’un hasard. L’entreprise a Ă©tĂ© fondĂ©e en 2010 par trois anciens scientifiques de la NASA. Leur idĂ©e Ă©tait simple, mais rĂ©volutionnaire : rendre l’observation de la Terre aussi frĂ©quente et accessible que la mĂ©tĂ©o.

À l’époque, le modĂšle dominant Ă©tait celui des satellites gĂ©ants. Des engins massifs, coĂ»teux, qui mettaient des annĂ©es Ă  ĂȘtre construits et lancĂ©s. Ces satellites servaient surtout les agences gouvernementales, produisant des images prĂ©cieuses mais rares, parfois prises seulement tous les quelques jours ou semaines.

Planet a choisi un autre chemin. PlutĂŽt que de miser sur quelques colosses technologiques, elle a dĂ©veloppĂ© une flotte de petits satellites : plus lĂ©gers, plus nombreux, plus agiles, et donc beaucoup moins chers Ă  mettre en orbite. Aujourd’hui, prĂšs de 200 satellites Planet tournent autour de la Terre, offrant une couverture inĂ©dite : chaque point terrestre est photographiĂ© au moins une fois par jour.

🎯 Une mission claire et ambitieuse

La mission officielle de Planet peut sembler simple :

❝

“Image the whole world every day and make global change visible, accessible, and actionable.”

Mais derriĂšre cette phrase se cache une vision extrĂȘmement ambitieuse :

  • Visible : dĂ©voiler ce qui se passe partout, tout le temps. Qu’il s’agisse d’une base militaire, d’un champ agricole ou d’une mĂ©gapole.

  • Accessible : dĂ©mocratiser l’accĂšs Ă  ces donnĂ©es, en permettant Ă  des gouvernements, ONG, assureurs, entreprises et chercheurs d’y accĂ©der facilement.

  • Actionnable : transformer des pixels en informations exploitables, grĂące Ă  l’IA et aux logiciels qui dĂ©tectent les changements, comparent dans le temps et envoient des alertes.

L’idĂ©e, c’est que chaque dĂ©cision liĂ©e Ă  notre planĂšte – sĂ©curitĂ©, Ă©conomie, environnement – puisse ĂȘtre prise sur la base d’informations factuelles et actualisĂ©es.

🌍 Les marchĂ©s adressĂ©s

Planet s’adresse Ă  des univers trĂšs variĂ©s, mais qui ont tous un point commun : un besoin vital d’information fiable et rĂ©currente.

1. Défense & Renseignement
Les gouvernements utilisent les donnĂ©es pour surveiller les zones sensibles. Cela peut aller de la dĂ©tection de mouvements militaires suspects, Ă  la surveillance de zones maritimes pour repĂ©rer des trafics, jusqu’au suivi d’infrastructures critiques. Dans un monde gĂ©opolitiquement tendu, cette capacitĂ© devient un atout stratĂ©gique.

2. Gouvernements civils
Les agences civiles et environnementales se servent des images pour gĂ©rer les ressources naturelles. Par exemple : vĂ©rifier si des subventions agricoles sont utilisĂ©es correctement, surveiller les forĂȘts pour anticiper des incendies, ou Ă©valuer les dĂ©gĂąts d’une catastrophe naturelle afin de dĂ©clencher rapidement l’aide humanitaire.

3. Secteur privé
Les entreprises ne sont pas en reste. Les assureurs crĂ©ent des produits paramĂ©triques basĂ©s sur l’évolution de la vĂ©gĂ©tation ou de l’eau. Les acteurs agricoles optimisent leurs rĂ©coltes grĂące Ă  une vision prĂ©cise de leurs cultures. Les industriels et logisticiens suivent l’évolution de chantiers, de ports ou d’usines pour anticiper des retards ou sĂ©curiser leurs supply chains.

Il existe des milliers de situations oĂč une imagerie quasi en temps rĂ©el pourrait Ă©viter des erreurs coĂ»teuses ou gĂ©rer des crises complexes.

GrĂące Ă  ses donnĂ©es, Planet est capable de transformer des clichĂ©s statiques en informations tangibles et exploitables pour ses clients. Et dans un monde de plus en plus pilotĂ© par l’IA, ces informations deviennent vitales :

  • pour les gouvernements, qui doivent mener leurs missions de renseignement et de souverainetĂ© ;

  • pour les entreprises privĂ©es, qui cherchent Ă  garder un avantage compĂ©titif sur leurs concurrents ;

  • pour la DĂ©fense, qui a besoin d’indications rapides et fiables afin d’anticiper les menaces.

👉 Planet se positionne donc comme une brique essentielle de la chaĂźne d’information mondiale, Ă  la croisĂ©e de l’espace, de l’IA et de la sĂ©curitĂ©.

🚀 Ce qui rend Planet unique

Ce qui distingue Planet, ce n’est pas seulement sa flotte. C’est la combinaison de trois avantages majeurs :

  1. La frĂ©quence : un passage quotidien, lĂ  oĂč d’autres ne proposent qu’une image tous les 5 Ă  10 jours. Cela change tout : au lieu de voir une photo figĂ©e, on peut suivre des dynamiques, repĂ©rer des anomalies, et observer l’évolution en continu.

  2. L’échelle : Planet possĂšde la plus grande flotte commerciale d’imagerie au monde, capable de couvrir 150 millions de kmÂČ de terres et 20 millions de kmÂČ d’ocĂ©ans critiques chaque jour.

  3. L’archive : chaque point terrestre dispose de plus de 3 000 images historiques. Cela permet non seulement de voir ce qui se passe aujourd’hui, mais aussi de comparer avec hier, l’an dernier ou mĂȘme il y a 10 ans. C’est cette profondeur temporelle qui rend les donnĂ©es extrĂȘmement riches.

👉 Planet Labs a donc transformĂ© l’imagerie satellite en une infrastructure globale de donnĂ©es.
Elle n’est plus seulement un fournisseur d’images, mais un acteur qui structure une nouvelle couche d’information planĂ©taire.

⚙ Comment ça marche ?

Vous l’aurez compris, Planet Labs est bien plus qu’un simple opĂ©rateur de satellites : c’est une chaĂźne complĂšte qui va de la capture d’images jusqu’à la gĂ©nĂ©ration de renseignements exploitables.

Tout commence dans l’espace. Avec PlanetScope, prĂšs de 200 petits satellites photographient chaque point de la Terre une fois par jour. Leur rĂ©solution de quelques mĂštres ne permet pas de distinguer une voiture, mais elle est suffisante pour suivre l’évolution d’un champ, d’une ville ou d’une zone industrielle. C’est la brique de base qui donne Ă  Planet son avantage : une revisite quotidienne mondiale, inĂ©galĂ©e dans l’industrie.

À cette couverture globale s’ajoutent deux constellations plus spĂ©cialisĂ©es :

  • Pelican : une nouvelle gĂ©nĂ©ration haute rĂ©solution, capable de zoomer sur des zones critiques et de revisiter plusieurs fois par jour la mĂȘme zone.

  • Tanager : des satellites hyperspectraux capables de dĂ©tecter des Ă©missions de mĂ©thane, d’analyser des minĂ©raux ou de mesurer la qualitĂ© de l’eau, ouvrant la voie Ă  des applications climatiques et environnementales.

Mais une image brute, mĂȘme prĂ©cise, reste peu exploitable. Planet a donc dĂ©veloppĂ© un pipeline logiciel qui transforme ces pixels en donnĂ©es structurĂ©es :

  • Basemaps : mosaĂŻques rĂ©centes et sans nuages.

Les Basemaps sont des mosaĂŻques d’images satellites assemblĂ©es par Planet pour donner une vue claire et sans nuages d’un territoire.
PlutĂŽt que d’avoir des clichĂ©s isolĂ©s, Planet reconstitue un “fond de carte” continu, actualisĂ© chaque mois, sur lequel on peut analyser les Ă©volutions (urbanisation, agriculture, environnement, dĂ©placement de personnes).

  • Indices (NDVI, NDWI, Planetary Variables) pour suivre la vĂ©gĂ©tation, l’eau, les sols.

  • Analytic Feeds : flux automatisĂ©s qui livrent une information clĂ© en main (dĂ©tection d’avions, de navires, changements anormaux).

Les Analytics Feeds vont plus loin que la simple image satellite.
GrĂące Ă  l’IA, Planet analyse automatiquement ses clichĂ©s et en extrait des informations prĂȘtes Ă  l’emploi. En clair : au lieu de livrer une photo brute, Planet envoie directement un signal exploitable aux analystes et aux dĂ©cideurs.

L’IA joue ici un rĂŽle central. GrĂące Ă  son archive de plus de 3 000 images par point terrestre, Planet entraĂźne des modĂšles capables de repĂ©rer automatiquement des anomalies. C’est cette couche d’intelligence qui transforme l’imagerie en vĂ©ritable outil de dĂ©cision.

Enfin, une nouvelle offre est venue renforcer le modĂšle : les Satellite Services. DĂ©sormais, Planet ne vend plus seulement de la donnĂ©e, mais une capacitĂ© souveraine clĂ© en main pour les gouvernements. Le contrat de €240M signĂ© avec l’Allemagne en est l’exemple : accĂšs prioritaire aux satellites Pelican, station de rĂ©ception directe et intĂ©gration de solutions IA.

👉 En rĂ©sumĂ© :

  • PlanetScope couvre tout, tous les jours.

  • Pelican zoome lĂ  oĂč c’est critique.

  • Tanager rĂ©vĂšle l’invisible.

  • Le logiciel et l’IA transforment les pixels en insights.

  • Les Satellite Services verrouillent des contrats stratĂ©giques.

💰 La trajectoire financiùre de Planet

Pour vous raconter les chiffres de la société, rien de mieux que de commencer par regarder son cours de Bourse.

Introduite autour de 10 $ en 2021, l’action Planet Labs a plongĂ© de prĂšs de -90 %, tombant sous les 2 $ en avant de rebondir rĂ©cemment vers 9 $. Cette chute vertigineuse n’est pas due Ă  un effondrement de son activitĂ©, mais Ă  une dilution massive des actionnaires.

En effet, avant mĂȘme de vendre ses donnĂ©es, Planet devait financer la construction et le lancement de ses constellations. Pas de satellites = pas de produit. Faute de cash-flow Ă  ce stade, la sociĂ©tĂ© a multipliĂ© les levĂ©es de fonds en Ă©mettant de nouvelles actions.

Le nombre de titres en circulation est ainsi passĂ© de 43 millions en 2020 Ă  plus de 300 millions en 2025. Une mĂ©canique douloureuse pour les investisseurs, mais nĂ©cessaire pour bĂątir une infrastructure mondiale d’observation de la Terre.

Le bon cĂŽtĂ©, c’est que ces investissements commencent Ă  payer. AprĂšs des annĂ©es de cash-flow nĂ©gatif, Planet a inversĂ© la tendance : sur les douze derniers mois, la sociĂ©tĂ© a gĂ©nĂ©rĂ© 83 M$ de flux de trĂ©sorerie opĂ©rationnel positif. Une raretĂ© dans l’industrie spatiale, oĂč de nombreux acteurs brĂ»lent du capital sans visibilitĂ© sur la rentabilitĂ© ce qui les conduit souvent Ă  la faillite. LĂ  oĂč Planet Labs Ă  rĂ©ussi Ă  devenir rentable trĂšs rapidement.

MĂȘme trajectoire cĂŽtĂ© EBITDA : Planet enchaĂźnait encore les pertes il y a un an (-14 M$ au 2Q’24), mais trimestre aprĂšs trimestre, l’écart s’est rĂ©duit. Le dernier trimestre s’est terminĂ© sur un EBITDA ajustĂ© positif de +6 M$, marquant un vrai tournant.

Et du cĂŽtĂ© du chiffre d’affaires, la trajectoire reste solide.

Planet Labs a vu ses revenus passer de 131 M$ en 2022 Ă  263 M$ sur les douze derniers mois. Une croissance rĂ©guliĂšre, autour de +15 % par an, qui tĂ©moigne d’une demande soutenue pour ses solutions.

Certes, ce n’est pas encore une hyper-croissance explosive. Mais la diffĂ©rence, c’est que dĂ©sormais la sociĂ©tĂ© dispose d’une infrastructure opĂ©rationnelle complĂšte : ses constellations sont en orbite, ses solutions logicielles et IA sont prĂȘtes, et elle a dĂ©jĂ  prouvĂ© sa capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer du cash.

👉 RĂ©sultat : Planet est aujourd’hui en position de dĂ©crocher plus facilement de nouveaux contrats, notamment pluriannuels et stratĂ©giques, qui viendront alimenter le chiffre d’affaires dans les prochaines annĂ©es.

Exemples de contrats décrochés

Thùse d’investissement

Planet Labs est une entreprise qui a longtemps Ă©tĂ© perçue comme un simple fournisseur d’images satellites. Mais la rĂ©alitĂ© est bien diffĂ©rente : c’est dĂ©sormais un acteur stratĂ©gique qui se situe au croisement de trois mĂ©gatendances : le spatial, l’intelligence artificielle et la dĂ©fense.

L’avantage compĂ©titif de Planet repose d’abord sur sa donnĂ©e unique. Sa flotte de satellites capture chaque jour un scan complet de la Terre, et son archive cumule plus de 3 000 images par point terrestre. Cette profondeur temporelle, combinĂ©e Ă  une revisite quotidienne, n’existe tout simplement pas ailleurs.

Ensuite, Planet a rĂ©ussi Ă  transformer ces pixels en insights exploitables. GrĂące Ă  son pipeline logiciel et Ă  ses solutions IA, elle livre directement des signaux clairs Ă  ses clients : un navire suspect repĂ©rĂ© en mer, une usine en construction suivie semaine aprĂšs semaine, une zone agricole affectĂ©e par la sĂ©cheresse. Cette montĂ©e en gamme la rapproche d’un rĂŽle de fournisseur de renseignements plutĂŽt que de vendeur de donnĂ©es brutes.

C’est aussi une sociĂ©tĂ© qui bĂ©nĂ©ficie d’un vent arriĂšre structurel.

  • La gĂ©opolitique pousse les gouvernements Ă  investir massivement dans des solutions de souverainetĂ©.

  • L’IA dĂ©cuple la valeur de la donnĂ©e satellite en la rendant lisible et actionnable.

  • Le climat et l’environnement imposent un suivi global, que seule une entreprise comme Planet peut fournir Ă  cette Ă©chelle.

Aujourd’hui, 55 % des revenus proviennent dĂ©jĂ  de la DĂ©fense & Renseignement, et les contrats pluriannuels avec l’Allemagne, l’OTAN ou encore l’US Navy montrent bien que Planet est devenue un partenaire stratĂ©gique pour les États. Au vu de la la politique US, je m’attends Ă  une forte augmentation dans les dĂ©penses des US dans ses technologies de nouvelles gĂ©nĂ©rations.

Ces contrats massifs expliquent la hausse du backlog à 736 M$, offrant une visibilité rare dans le secteur.

Planet Labs est donc en train de franchir une Ă©tape dĂ©cisive : aprĂšs avoir financĂ© dans la douleur son infrastructure spatiale, elle commence Ă  prouver que son modĂšle peut ĂȘtre rentable et scalable. Si l’on devait rĂ©sumer la thĂšse : Planet n’est pas un “vendeur de pixels”, c’est le Bloomberg Terminal de la Terre, une plateforme d’information globale indispensable dans un monde instable et de plus en plus pilotĂ© par la donnĂ©e et l’IA.

📈 Valorisation

Planet Labs affiche environ 270 M$ de revenus annuels, ce qui correspond à une valorisation d’environ 10x son Price-to-Sales au cours actuel.
Pris isolément, ce multiple peut sembler élevé pour une société encore à peine rentable.

Mais comparer Planet Ă  un SaaS classique est rĂ©ducteur. La particularitĂ© de son modĂšle est de pouvoir dĂ©crocher, du jour au lendemain, des contrats pluriannuels de plusieurs centaines de millions de dollars. Ces accords changent instantanĂ©ment la trajectoire des revenus. L’exemple rĂ©cent du contrat allemand d’environ 240 M€ en est la preuve.

Ainsi, la valorisation de Planet paraĂźt exigeante en statique, mais elle doit ĂȘtre mise en regard :

  • d’un backlog record de 736 M$, dĂ©jĂ  sĂ©curisĂ©, soit plus de 2 ans de chiffre d’affaires,

  • de sa capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer du cash-flow positif dĂšs FY26,

  • et du potentiel de nouveaux deals souverains, difficiles Ă  anticiper mais capables de faire exploser les revenus.

👉 Planet se situe donc dans une zone hybride : trop chĂšre pour ĂȘtre jugĂ©e comme une simple small-cap non rentable, mais potentiellement sous-valorisĂ©e si elle confirme son rĂŽle d’acteur stratĂ©gique Ă  l’intersection du spatial, de l’IA et de la dĂ©fense.

đŸ‘„ Insiders & Actionnaires

Un autre élément important à noter : les fondateurs détiennent encore une part significative du capital.

  • William Spencer Marshall (CEO & co-fondateur) : 11,5 M d’actions (~3,7 % du capital).

  • Robert Henry Schingler (CSO & co-fondateur) : 11 M d’actions (~3,6 %).

👉 Ensemble, les deux fondateurs possĂšdent prĂšs de 140 M$ en actions Planet. Autrement dit, ils ont tout intĂ©rĂȘt Ă  ce que la valeur de l’action monte, leurs intĂ©rĂȘts Ă©tant pleinement alignĂ©s avec ceux des actionnaires. Chose que je met un point d’or Ă  regarder lorsque je souhaite investir dans une sociĂ©tĂ© !

CĂŽtĂ© investisseurs institutionnels, la prĂ©sence d’actionnaires de premier plan est un vrai gage de confiance :

  • Alphabet (Google) est le plus gros actionnaire de la sociĂ©tĂ©, avec plus de 10 % du capital.

👉 Le fait qu’un gĂ©ant comme Google dĂ©tienne une telle position dans Planet renforce la thĂšse selon laquelle la donnĂ©e satellite est en train de devenir un actif stratĂ©gique dans l’ùre de l’IA.

🏁 Conclusion

Planet Labs a franchi un cap dĂ©cisif. AprĂšs des annĂ©es de financements dilutifs nĂ©cessaires Ă  la mise en orbite de ses constellations, l’entreprise dĂ©montre enfin sa capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer du cash-flow positif et Ă  sĂ©curiser des revenus sur plusieurs annĂ©es grĂące Ă  un backlog record.

Les fondateurs restent fortement investis dans la sociĂ©tĂ©, et la prĂ©sence d’actionnaires stratĂ©giques comme Google renforce la crĂ©dibilitĂ© du projet.

Surtout, Planet se positionne à l’intersection de trois dynamiques majeures :

  • le spatial, devenu une infrastructure critique,

  • l’IA, qui transforme la donnĂ©e brute en intelligence exploitable,

  • et la dĂ©fense, dont les budgets ne cessent de croĂźtre dans un monde instable.

👉 Planet n’est plus seulement un fournisseur d’imagerie : c’est un acteur clĂ© de la souverainetĂ© et de l’intelligence gĂ©ospatiale. Si elle continue Ă  convertir ses avancĂ©es technologiques en contrats stratĂ©giques, elle pourrait bien s’imposer comme un pilier incontournable dans les annĂ©es Ă  venir.

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